Les cours sont donnés par le petit confucianiste Xinming

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Les cours sont donnés par le petit confucianiste Xinming. Originaire du Yunnan, Chine, doctorat de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), le petit confucianiste Xinming prétendait qu'il était le successeur du confucianisme pratique, et pour cette confession il avait écrit les Livres de Datong en chinois, comme un essai de confiance. À Paris, pour déchiffrer "Zhou Yi", lequel est dit être le plus difficile livre, il communiquait spirituellement souvent avec Confucius, en obtenant un succès le plus fier de lui-même. Avec les connaissances de Yi-Jing, il comprend par cœur la signification du but confucianiste établi par les anciens Saints confucéens : montrer le cœur de l’Univers, donner la vie saine aux hommes de la Terre, et succéder au savoir unique, chercher la Paix éternelle. Alors il jure sincèrement au ciel qu'il pratique ce but jusqu'à mort.

mardi 21 mai 2013

Conte XII: Taiji - l’origine de notre Univers


    Carrément, mon professeur nous dit :
    « Retenez bien ce que je vais vous dire : c’est Confucius, pour la première fois sur Terre, qui déclare, il y a deux mille cinq cents ans, que la loi du Yin-Yang est la seule loi du Ciel qui fait simplifier tous les mouvements de notre Univers. »
    Il nous fit remarquer encore : « Autrement dit, il n’existe aucune autre loi au fond de notre Univers, bien que des gens veuillent croire qu’il y en a encore.
    - Pourquoi ? lui demandai-je doucement.
    - Car le vide ne sait se comporter que ainsi. »
    C’était moi encore : « Sans des télescopes, comment Monsieur Confucius pouvait savoir que cette loi serait appliquée à l’Univers entier, et non seulement à la Terre.
    - Bonne question ! »
    Cette fois-ci, le professeur admira mon intelligence.
    «C’est parce que notre Univers ne possède qu’un seul vide qui est notre Ciel. Nous sommes sur la Terre où nous ne touchons qu’un coin de son corps. Mais la partie traduit la totalité au niveau du vide. Ce qui se fait sur la Terre fait l’Univers tout entier, parce que c’est dans le même vide; ce qui ne se montre pas sur la Terre, ne se présente pas non plus sur les autres planètes, puisque c’est le même corps. Confucius a raison de déclarer que la loi du Yin-Yang est la seule loi de créature dans notre Univers, car ces deux simples mouvements sont déjà suffisants pour créer sereinement toutes les choses cosmiques, tels les galaxies, la Voie Lactée, les systèmes solaires, les étoiles, les terres, les hommes, les animaux, les végétaux et les microbes. »

     L’enseignement du professeur me fit beaucoup réfléchir sur le mouvement du Yin-Yang. Et j’ai alors commencé à comprendre le sens du dessin de Wuji que le professeur nous avait distribué : sans doute que le Wuji était déjà devenu terriblement puissant, quand le vide absolu commençait à rouler, pensais-je. Puisqu'on ne voit pas sa puissance sur le dessin, j’ai donc décidé de le dessiner à mon tour, afin de montrer mon talent au public.
    Ce travail n’était pas très difficile, parce que le professeur l’avait bien expliqué. Et en plus, le jour et la nuit m’ont montré les couleurs : mettre le blanc pour le jour et le noir pour la nuit ; et la température climatique m’a donné la direction des mouvements : le chaud vers haut et le froid vers bas. Selon ces indices du ciel, j’ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon chef-d’œuvre.
    Il était comme ça :




    J’étais ravi de mon dessin, qui prouvait que c’était moi qui avait enfin dévoilé le secret de Wuji, le plus grand mystère de notre univers : celui du vide absolu. Désormais, dans ma connaissance au moins, le vide n’était plus vide, il commençait à bouger comme une fontaine. J’attendais qu’un soleil ou une lune, ou même une galaxie entière jaillissent de là.

    Ça me faisait longtemps à attendre ! Mais je ne perdais jamais confiance. Quand je rencontrais quelqu'un qui me paraissait un peu lucide, je faisais sur lui l’expérience de mon dessin. Je lui demandais s’il voyait, à travers mon dessin, les galaxies, le système solaire, la planète, l’homme, les animaux, les microbes…
    Je voulais savoir si mon dessin était vraiment compréhensible. 
     Mais il me répondait toujours : « Je ne vois rien sauf la couleur. Cependant, votre dessin est remarquable.»
    Et l’on me conseillait de laisser de côté l’idée de l’Univers, et de déposer plutôt ce dessin à la chambre de commerce, pour servir à l’inscrire comme une marque de marchandise. « C’est un moyen utile pour réaliser la valeur de ton dessin. »
    Je n’ai pas vendu mon dessin. Mais ce fut ainsi que j’ai été découragé par l’échec de mon travail.

    Un jour, je m’enhardis à aller demander à mon professeur :
    « Est-ce que mon dessin est vraiment nul ? Pourquoi personne ne le comprend ? »
    Il le considéra gravement et me dit doucement:
    « Votre Univers ne possède que de l’énergie. Il ne sert donc à rien pour créer la civilisation. Il manque quelque chose.
    - Que manque-t-il ?
    - Si vous vous êtes égarés, allez regarder le ciel. Vous voyez, le Ciel est vide, il n’a ni commencement ni fin, c’est pourquoi il est grand. Et le Ciel est vide, mais il est décoré d’étoiles et de nébuleuses, c’est pourquoi il est beau. Ce sont ses décorations avec le grand vide qui composent notre Ciel. »
    - Oh ! J’ai oublié de mettre les décorations dans le ciel.
    Il m ‘expliqua :
    « Pour construire un univers, on a besoin des matériaux de construction. Ce sont les choses qui ne peuvent être créées, ni par l’homme ni par la nature. Heureusement, elles existaient déjà dans le vide. »
    Il désigna les étoiles :
    « Elles sont là pour toujours, toujours comme leur arrière-plan sombre. Par ces témoignages appelés les étoiles qui ne sont que de tout-petits éclats dans les yeux humains, nous savons que les matériaux de la construction universelle sont formés de petits points ronds, tantôt lumineux, tantôt sombres. Maître Confucius les a nommés Jing Qi, qui signifie les fins de matière.
    Or, les fins de matière, ils sont petits comme de la poussière. Et quand la poussière est parsemée dans l’immensité du ciel, elle nous montre en figure d’étoiles. La poussière et les étoiles, l’une est petite et les autres sont grandes, pourtant, en face du vide cosmique, elles symbolisent la même chose pour l’humain. C’est pourquoi une étoile pourrait être une masse des milliers de poussières lumineuse, quand on regarde de près ; et des milliers d’étoiles pourraient se resserrer dans une petite poussière, lorsqu'on regarde de loin. Alors, la différence entre la poussière et les étoiles, ce n’est que celle de la distance de l’observation qui ne possède pas de sens pour le ciel. Et pour le ciel, ils sont tous les matériaux de constructions. Les étoiles construisent de grandes structures comiques, et les poussières, petites structures qui existent. Et grâce à ces matériaux de construction, les grandeurs de notre Univers sont bâties.
    - Jing Qi ? Les fins de matière ? Les particules élémentaires ?           Maître Confucius a déjà parlé de particules élémentaires, n’est-ce pas, mon professeur ?
    - Si vous voulez, on peut dire comme ça, si les particules élémentaires sont égales aux fins de matière. »
    Il prit un petit caillou par terre :
    « Il parle à l’origine de ce caillou, qui flotte dans le vide. »
    Il mit deux petits cailloux sur mon dessin : un blanc, et un noir.
    Il m’expliqua :
    « Voilà, je vous donne des décorations. Deux suffisent. Le blanc signifie les fins de matière en yang, le noir, ceux de yin. J’en mets deux, ça ne dit pas qu’il n’y en a que deux dans le ciel. Les deux symbolisent le pluriel, pas l’un comme le ciel. Alors, je mets le caillou noir dans la couleur blanche qui désigne l’énergie de yang, c’est pour dire qu’on ne voie le yin que dans le yang, car les fins de matière en yang se sont déjà mélangés avec leur arrière-plan de yang, qu’on ne les voit plus. Par la même méthode, je mets le blanc dans l’énergie du yin dont la couleur est noire, pour montrer qu’on ne voit le yang que dans le yin. Donc, par cette manière, ton dessin pourra présenter l’univers à son origine. »

    Maintenant, mon dessin était comme ça :









    Il était devenu joli, comme si le mouvement eut l’œil et l’énergie eut le cœur, n’est-ce pas ?

    Le professeur me dit : « Il s’appelle Taiji. Ça signifie l’origine de notre Univers. Par cette image, on voit le jour et la nuit ; on voit le sens du temps ; on voit les énergies lumineuses et sombres dans son mouvement, ainsi que des matières et des antimatières en le suivant ; on voit la forme ronde des corps célestes avec son orbite ; on voit également l’étoile et le trou noir et ainsi de suite. Toutes les nécessités élémentaires de notre Univers sont déjà là, dans cette image magnifique. »

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