vendredi 9 mai 2014

Conte XIV – L’Univers, la scène des taiji


    Si je vous pose une question ainsi : c’est quoi, l’Univers ?
    Que répondriez-vous ?
    Si c'est moi, un petit confucianiste, je vous répondrais : l'Univers n’est une scène établie que pour les taiji.
    Ce n’est pas une blague.
    Vous voyez notre Univers, le vide est son seul territoire. Il n’y a pas de terrains solides dans ce drôle de royaume, seulement un océan de vide infiniment grand, qui embrasse tous les étoiles, tel une mère éternelle. Et comme tous les océans qui balanceraient de temps en temps, l’Univers ne resterait pas toujours calme. Quand il danse, ses mouvements se présentent des vagues sous la forme de taiji, et celles-là pourraient provoquer tous les mouvements physiques ainsi que les processus de vie ensuite. Donc, grâce au taiji, notre Univers devient vivants.
    Puisqu'ils sont vivants, peut-on trouver ces corps dans l’espace?
    Et oui ! Vous voyez, en se déroulant dans l’immensité du cosmos, les mouvements du taiji se manifestent sous la forme d’ondes, pour que les organes sensoriels humains puissent y tenir. Par exemple, les ondes lumineuses, ce sont les taiji capturés par les organes visuels de l’homme, et les ondes sonores, capturés par les organes auditifs. Bien sûr, ces termes appartiennent à la catégorie scientifique, mais pour les confucianistes, son nom est toujours le taiji, malgré qu’il puisse être présenté par plusieurs formes différentes.
    Il en va ainsi. Les taiji, avec leur caractère de caprice, sont dynamiques comme des rythmes respiratoires. Quand ils dansent, ils ne demeurent guère dans le même aspecte. Tout en changeant tout le temps de volumes, soit petits, soit grands, la danse des taiji est un spectacle prodigieux. Dans laquelle les danseurs varient la taille de leur corps en rythmes, et changent leurs habits dans le temps.  Quelque fois par des ondes lumineuses, quelque fois par des ondes sonores, quelque fois par d’autres sortes d’ondes, comme celle d’électrique ou celle d’électromagnétique. 
    A l’instar de toutes les danses qui possèdent un sens à comprendre, la danse des taiji en possède un également. Elle se présente chaque fois à un cinéma céleste, soit dans une comédie, soit dans une tragédie, par des images cinétiques dans lesquelles les événements cosmiques deviennent visibles et perceptibles, afin que les organes sensoriels humains, souvent aidé par des instruments scientifiques, puissent les encaisser. Alors, les spectateurs humains appellent ça, des informations.  Ce fameux terme information qui attire l’énergie des chercheurs scientifiques ne représente en effet que la variation perceptible des taiji qui réalise dans l’espace.

    Voyons, mis en scène par Vieux Ciel, l'Univers tout entier ne joue qu'un seul théâtre. C’est une pièce à grand spectacle dont les taiji sont le seul type des acteurs qui roulent, chargés de toutes les informations cosmiques, en lumière, en son, ou en radio, ou en toutes autres formes, une par une, par milliers, par millions, par milliards, va très loin, jusqu'aux terminales : la récepteur des organes sensoriels humains.





    Alors, avec les informations, soit en couleurs diaprées, soit en musiques mélodieuses, soit avec une vue floue ou un son pas aussi bon, pareil aux trucs en images ou en bruit que les appareils scientifiques nous montrent, les hommes peuvent penser. La pensée humaine, selon la théorie confucianiste, c’est que le Ciel installe des scènes temporaires dans les crânes des Hommes, pour que les spectacles célestes puissent se reproduire dans leurs cerveaux. Cependant, c’est dans la coulisse des pensées humaines, que des taiji dansent.

    Cette théorie confucianiste n’est pas encore reconnue actuellement par le monde de la science, mais des scientifiques sont en train de chercher péniblement des issues destinées à accéder à cette théorie. 
    Quelque fois, ils mesurent la longueur d'une onde en utilisant des outils ultramodernes dans leurs laboratoires, tentent de comprendre quelque chose sur elle. Si l’expérience est bien concluante, ils sont fiérots de leurs découvertes, mais ils ne veulent toujours pas savoir qu'ils sont en train d’arpenter la taille d'un taiji.
    C’est une négligence regrettable. Il fait perdre de la profondeur. Quand on touche le taiji, on touche le cœur de l’Univers, quand on entre dans le taiji, on entre dans l'Univers le plus profond. Voilà, tout en suivant les allures de taiji, on peut trouver les chemins de la création de tout (Dao en chinois) et comprendre l’Univers en profondeur (Li en chinois).
    Si non, tout devient flou.
    Voyons, l'aspect du taiji est si simple, mais sa variation est si dense et si compliquée, de telle manière que tous les appareils scientifiques sont devenus inutiles en face des taiji. Si vous ne me croyez pas, faites un essai avec des outils scientifiques. Sans difficulté, vous ne pourrez prouver ce qui fait que les corps du taiji restent invisibles et indétectables derrière des matières qui sont souvent capturés facilement par des outils scientifiques.
    Vous voulez me demander des explications ?
    Bien ! Ce n’est pas que ces outils ne soient pas assez pointus, c’est parce que les outils scientifiques, comme des télescopes colossaux ou des engins spatiaux et les beaucoup autres, sont destinés à observer les mouvements physiques et ne sont pas faits pour éprouver le vide.
    Le vide fait un piège pour cacher le taiji et laisser montrer les fins de matière à l’appareille scientifique.
    Alors, le petit confucianiste est allé à démasquer ce piège : le vide danse dans le taiji, en agitant des fins de matière qui, en général, ont flottés tranquillement dans le vide. Ce dérangement est si fort, qui pourrait transfigurer l’aspect physique des fins de matière en rôles différents. Par exemple, si les fins de matière sont allumées, on peut les appeler photons, et s'ils sont animés, on peut les nommer électrons. Mais quels que soient leurs différents titres, ils sont toujours identiques : les fins de matière qui sont affolés dans les mouvements du taiji.
    C’est par ce spectacle que les fins de matière se présentent leurs propres mouvements : les mouvements physiques. C’est par ce spectacle  également qu’elles sont capturées par les instruments scientifiques, grâce à leurs comportements épouvantés.

    Vous vous demandez, peut-être, chères lectrices et chers lecteurs, pourquoi les fins de matière peuvent jouer la transfiguration dans le rythme de taiji ? C’est un secret pour le moment. Nous le révélerons dans une autre histoire racontée dans les contes à venir. Pour ce chapitre, nous vous dévoilons seulement une bonne vertu de ce spectacle :
    « Le vide fait des ondes pour que les fins de matière puissent faire des mouvements physiques, conclut le petit confucianiste, à ce moment-là, tous les deux sont mélangé synchroniquement dans les rythmes des taiji, tout en nous présentant la vertu de la dualité de l’onde-particule. 
    - L’onde-particule ? l’interrogea la Grande Personne. J'ai déjà entendu ce mot là dans la science. Mais oui, la dualité de l’onde-particule exprime que la lumière est à la fois une onde et une particule. C’est singulier, ce truc. Pourtant, l’article scientifique ne concerne que des systèmes quantiques, dans lesquelles toutes les choses sont très difficiles à comprendre. Cela représente l’idée la plus avancée et la plus pénible de la science. Car, même avec les outils les plus pointus, les scientifiques ne voient cette fameuse dualité onde-particule qu'en flou. En face de quoi, les grands hommes comme Einstein, ont professé que les choses, qui sont à la fois Ondes et Particules, sont des manières de voir les choses et non pas les choses en elles-mêmes. Tu vois, ce n’est pas facile à saisir, n’est-ce pas ? Alors, pourrions-nous croire que ce genre de chose si difficile soit aussi simple que le confucianiste le dit ? »
    Le petit confucianiste l’objecta :
    « A mon avis, ces choses restent toujours simples à l'origine, mais les scientifiques les traitent d'une façon très difficile. Parce qu'ils ne voient la dualité onde-particule que dans les équations. Sans doute, la voient-ils en flou. Ils font semblant que son existence n’est qu’une existence mathématique, bien entendu, ce n’est qu'une manière de voir les choses et non pas les choses en elles-mêmes. C’est pour ça que la méthode scientifique fait peur à tous les gens qui aiment bien les choses claires. »
  
*        *        *        *
     Pendant que les scientifiques font peur aux gens avec leurs équations, les choses qu’ils veulent attraper s’amusent déjà beaucoup avec eux. Alors, ces petits trucs dansent dans des rythmes de taiji, tantôt yin tantôt yang. Lorsqu'elles sont yang, elles se manifestent comme des objets observables sous les outils scientifiques. Précipitamment, les scientifiques notent alors leur durée de vie, afin de publier une découverte importante. Mais lorsqu'elles s’éteignent, elles ne sont pas mortes, elles vont seulement rester dans l’état de yin, et deviennent les matières sombres. Donc, elles disparaissent sous les appareils d’observation, de telle sorte que les scientifiques ne savent plus sur quel pied danser.
    Après s’être bien amusée, l'une de ces petites danseuses commence à chanter doucement une vieille chanson, qui s'appelle « la vérité de la sagesse » :
  
     « Dans la finalité de notre Univers,
    c’est le taiji le principe.
    Il n’y a pas de galaxie,
    ni système solaire,
    ni homme, ni microbe;
    Qu’un grand vide,
    et des fins de matière,
    exactement comme le graphique,
    montré par notre ciel avec ses étoiles.
    Le ciel, c’est l'autre côté du miroir de la vérité
    qui se manifeste,
    la source de tous les êtres sur la Terre.
    Alors, les taiji roulent,
    en engendrant des galaxies, des étoiles,
    des humains, des animaux, des microbes…,
    Alors… 
    Alors…»
  
    La belle voix de la chanson va de plus en plus loin.
    C’était une fin de matière qui chantait, une chanson que savaient chanter toutes les choses d’origines.
    Voilà qu'elle s’est mise à se transformer en matière sombre, disparue dans le vide.


    Cependant, avec sa mélodie trottant dans la tête encore, nos chères lectrices et chers lecteurs peuvent imaginer, peut-être, que les mouvements du taiji dérouleront des galaxies, des systèmes solaires, des humains, des animaux, des pensées, des dieux, des fantômes…, dans les contes suivants.